Philippe Delusinne, invité du Cercle Chapel

Publié le jeudi 24 janvier 2019 à 10:25

Mercredi 16 janvier dernier, Philippe Delusinne était l’invité du Cercle Chapel. Aux côtés d’Etienne Davignon, il y a évoqué son rôle de président du conseil d’administration du Théâtre de La Monnaie, et sa vision de la culture en Belgique dans le cadre d’une conférence autour du thème « Business & Culture » au Queen Elisabeth Music Chapel.

Le Théâtre de La Monnaie est une référence en terme d’opéra à Bruxelles, proposant une programmation d’opéras classiques mais aussi de créations originales, de concerts, de récitals et de danses. Cette institution est considérée aujourd’hui comme l’une des plus grandes maisons d’opéra en Europe. C’est son grand intérêt pour la culture qui a amené Philippe Delusinne à s’impliquer dans la présidence du Théâtre de La Monnaie dans un premier temps : « Je suis un homme qui aime l’opéra, dans sa diversité et dans ses choix. Nous avons une maison d’opéra à Bruxelles dont nous pouvons être très fiers et qui ose beaucoup de choses qui parfois plaisent moins au public plus traditionnel. L’opéra c’est aussi cela, de la fraicheur et de l’innovation. »

Pascal Vrebos, invité surprise durant la conférence, a imaginé avec humour une soirée sur RTL TVi programmée par Philippe Delusinne : « On aurait sans doute en prime time La Traviata, ou un Molière en direct d’Avignon suivi d’un entretien avec Michel Serres sur l’avenir de notre civilisation, et enfin, pour terminer la soirée, quelques solos de Mozart par le prince du piano, Lang Lang. »

 

Philippe Delusinne voit également dans son rôle à La Monnaie un moyen de soutenir la culture.

« Mon travail consiste à aider la direction, en obtenant de la part des institutions publiques l’argent nécessaire au bon fonctionnement du Théâtre. » Son réseau d’influence lié à ses activités de patron de grand média lui donne un accès plus particulier à des contacts politiques, lui permettant ainsi de jouer un rôle de sensibilisation auprès d’eux.

Il s’est également dit inquiet pour l’avenir de la culture en Belgique car, sans l’argent des institutions, des mécènes et des sponsors, il serait très difficile voire impossible de faire vivre de telles institutions culturelles. « La culture quelle que soit sa forme est fondamentale et doit pouvoir exister. Il faut user de toutes les ressources possibles pour s’assurer que la culture ne soit pas abandonnée. »